Trésors du vivant
La biodiversité du Parc
©PNRCF Le Parc naturel régional Corbières-Fenouillèdes est un refuge pour bon nombre d’espèces animales ou végétales. En observant attentivement, vous pourrez découvrir toutes sortes de rapaces, de papillons rares ou encore d’orchidées aux mille couleurs ! Sur terre, dans les airs ou dans l’eau, partez à la rencontre de cette biodiversité incroyable !
Espèces endémiques et raretés botaniques
Le Parc abrite des espèces que vous ne trouverez nulle part ailleurs, ou presque. Le Damier de Godart, petit papillon aux ailes damées de brun et d’orange, dont la population nationale est répartie exclusivement sur quelques communes du Fenouillèdes. Sa présence est principalement liée à sa plante-hôte (sur laquelle il pond ses œufs), la Céphalaire blanche, et au maintien d’un pâturage extensif.
Côté flore, le Cyclamen des Baléares égaye les sous-bois de ses fleurs blanches délicates en automne et en hiver. Les amateurs de botanique seront émerveillés par la profusion d’orchidées sauvages qui colorent les prairies au printemps : Ophrys abeille, Orchis pourpre, Sérapias… Plus de 70 espèces d’orchidées ont été recensées sur le territoire !
N’oublions pas le Lézard ocellé, plus grand lézard de France métropolitaine avec ses magnifiques ocelles bleus, qui se prélasse sur les pierres chaudes. Ou encore l’Azuré du Serpolet, papillon bleu dont la survie dépend d’une relation complexe avec les fourmis du genre Myrmeca et 2 plantes spécifiques (origan et thym serpolet).
©PNRCF Une faune discrète à découvrir
Au détour d’un sentier en altitude, vous croiserez peut-être le regard d’un isard, ce caprin sauvage des Pyrénées aux cornes élégantes et aux sabots parfaitement adaptés aux zones escarpées. Dans les rivières cristallines, le Desman des Pyrénées, petit mammifère aquatique très discret au long museau, témoigne de la qualité exceptionnelle des cours d’eau de moyenne altitude du Parc.
Les zones humides et les rivières abritent également une grande diversité d’amphibiens et de libellules, tandis que les forêts résonnent du chant des pics et des passereaux. Chaque écosystème du Parc, des garrigues méditerranéennes aux hêtraies d’altitude, recèle ses propres merveilles pour qui prend le temps d’observer et de tendre l’oreille.
©Alexandre Roux
Connaissez-vous le Cochevis de Thékla ?
Avec seulement 200 couples en France, le Cochevis de Thékla, petit passereau à la huppe en éventail, ne niche que dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales, et le quart de la population se trouve dans la ZPS « Basses Corbières ». Observez sa silhouette élancée et écoutez son cri trisyllabique caractéristique « tju tit tju », modulé, qui le distingue de son cousin le Cochevis huppé (enregistrement de Stanislas Wroza).
Rapaces emblématiques et maîtres des cieux
Les Corbières et le Fenouillèdes offrent un terrain de chasse idéal pour de nombreux rapaces. Levez les yeux vers le ciel et vous aurez peut-être la chance de les observer.
L’Aigle de Bonelli, rapace rare et menacé est facilement remarquable par son ventre blanc contrastant avec des ailes sombres. Cet aigle typiquement méditerranéen a failli disparaître dans les années 90. Grâce à un réseau national d’observateurs et de gestionnaires, ce sont près de 50 couples qui nichent en France aujourd’hui ! Le Parc naturel régional abrite l’une des dernières populations françaises de cette espèce.
L’Aigle royal, majestueux et puissant, plane également au-dessus des reliefs escarpés, tandis que le Faucon pèlerin niche dans les falaises vertigineuses.
Le Busard cendré, surnommé “baron gris” en raison de son vol élégant et du plumage gris du mâle, bénéficie encore de milieux naturels peu fréquentés pour se reproduire sur le territoire du Parc : des plateaux de garrigues “compactes”, au sein desquels il niche à même le sol.
Plus étonnant encore, le Vautour percnoptère, reconnaissable à son plumage blanc et noir, et à sa face dépourvue de plumes et à la peau jaune, revient chaque printemps sur le territoire après sa migration africaine, fidèle à son site de nidification en falaise.
Certains sont des chasseurs nés, d’autres sont des charognards, et d’autres encore un peu des deux, mais tous jouent un rôle écologique essentiel dans l’équilibre naturel du Parc. Munissez-vous de jumelles et de patience : l’observation de ces seigneurs des airs est un spectacle inoubliable !
Découvrez l’observatoire des vautours
©Béotien lambda